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Épisode : Ode à la beauté

Arts médiatiques

Dominique T Skoltz

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Biographie

Artiste médiatique montréalaise, photographe et réalisatrice, Dominique T Skoltz amorce sa carrière comme photographe professionnelle en 1994, mais s’ouvre rapidement à la multidisciplinarité. Elle pratique une sorte de cinéma mutant qui occupe simultanément de nombreux territoires aux frontières poreuses : fotocinétique, animation, performance, installation, art sonore, vidéoclip.

L’année 1999 marque le début de sa collaboration avec Herman Kolgen, artiste qui partage un temps sa vie et avec lequel elle signe plusieurs installations, performances et films qui fouillent le rapport organique entre le son et l’image. Les œuvres du tandem Skoltz_Kolgen se sont imposées dans le circuit international des arts médiatiques et ont été présentées dans plus d’une cinquantaine de festivals, évènements et musées d’envergure.

Depuis 2009, Dominique T Skoltz travaille en solo et se tourne vers l’intime et l’autobiographique. Elle porte un regard vif sur nos ambiguïtés, nos contradictions, joue le contraste entre l’intériorité et la façade. Son œuvre la plus récente, y2o, poursuit le travail d’exploration entrepris avec le projet solo Dislock.

Dominique T Skoltz continue à manipuler autant la matière organique que numérique. Sa pratique synergique interroge l’élasticité du temps, triture les perceptions et s’articule entre l’intention et l’accident. Architecte d’intériorités, l’artiste s’intéresse à la substance inexprimable de la vie. Au fil des ans, ses œuvres ont été récompensées dans de prestigieux concours et ont trouvé leur place auprès d’institutions d’importance.

L'érotisme, c'est...

« Ça contient beaucoup de choses, l’érotisme. C’est le contenu, c’est une industrie, c’est un rapport un à un avec ton partenaire... Mais si je le vois par rapport à moi, c’est quelque chose qui bouge, quelque chose qui est en mouvement, c’est quelque chose d’épidermique. Souvent, je trouve que l’érotisme, c’est quelque chose de très, très, très stéréotypé. L’érotisme à deux, c’est quelque chose qui peut s’inventer avec rien. Et c’est plus dans le désir de la rencontre de l’autre que le vrai érotisme réside. »

 

Souvent, je me retrouve à jouer avec l’élasticité du temps pour mettre l’accent soit sur une émotion, soit sur un état intérieur. Comme une représentation des états intérieurs que j’essaie d’amplifier. Soit par la temporalité, soit par le son.

 

Oeuvres

Voici une sélection des œuvres de l’artiste. Cliquez sur une image pour la voir en mode plein écran.

La peau, en tant que telle, c’est un peu comme la paroi, pour moi. Qu’est-ce qui se passe, qu’est-ce qu’on voit de l’autre bord de la peau et qu’est-ce qu’on ressent à l’intérieur? Pour moi, la peau, c’est comme le lieu de passage des émotions.

Quelle est l’œuvre d’art que vous appréciez le plus ?

J’ai beaucoup de difficulté à répondre à cette question… J’aime trop d’artistes et de disciplines : arts visuels, cinéma, musique, danse… Par exemple, j’aime les films « dark » sous-titrés en braille tout autant que le film Blue Valentine ou Ratatouille!

 

 

Quel est votre artiste préféré ?

Voir ma réponse à la première question!

Qu’est-ce que vous détestez par-dessus tout?

Les gens qui ne tiennent pas leur parole.

L’abus et l’oppression. 

Les mauvaises odeurs.

Avec qui aimeriez-vous prendre un verre?

Parler d’art avec mon homme, Dominique Gaucher, au bar du Pullman!

Le corps amène quelque chose d’intemporel. Peut-être quelque chose qui est plus universel, parce qu’il est moins ancré dans une culture, dans un niveau de langage. Il est peut-être plus simple à décoder. Je trouve qu’il y a quelque chose d’extrêmement efficace dans le corps.

Lieu de tournage

Montréal / Québec

Rencontre avec l'artiste le 19 février

Si l’on regarde ce qui se passe aujourd’hui en art contemporain, je trouve que c’est assez didactique. C’est très conceptuel. Et la beauté a souvent été mise de côté. Moi, je trouve que la beauté n’est pas vide de sens. Il ne faut pas en avoir peur, en tout cas. Il ne faut pas avoir peur de l’employer. La beauté a tout à fait sa place. En fait, on a besoin de beauté pour s’élever.

Inspirations

  • Quel artiste vous a le plus influencée et pourquoi ?

    Betty Goodwin : sa sensibilité à fleur de peau 
    Diane Arbus : la folie
    Joel Peter Witkin : le cru
    Anselm Kiefer : la poésie et le monumental
    Carsten Nicolai : l’acuité et la clarté
    Marcel Duchamp : ses réflexions, son côté iconoclaste
    Louise Bourgeois : la mémoire, nos racines
    Tàpies, Rotko, Cy Twombly, Joseph Beuys, Jana Sterback, Mike & Doug Starn et d'autres encore.

     

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